💧 Et si le chlore Ă©tait le principal polluant de l’eau ?

Officiellement, tout va bien. La potabilitĂ© est une chance à l’échelle de la planète alors de quoi nous plaignons-nous ? Bon, il y a bien de temps à autres quelques alertes à la pollution agricole ou quelques reportages sur les rĂ©sidus (mĂ©dicaments, pesticides, plastique
) mais, globalement, l’eau du robinet est Ă©cologique et doit ĂȘtre valorisĂ©e. Circulez, y a rien à boire ? A y regarder d’un peu plus prĂšs, on pourrait toutefois s’interroger sur l’impact singulier et multiple du chlore, traitement le plus utilisĂ© pour la potabilitĂ© de l’eau – car le moins coĂ»teux – et dont on ne parle curieusement presque jamais. Le chlore est-il vraiment si efficace que cela ? Pourrait-on le remplacer voire s’en passer ? Et, surtout, comment donc limiter son impact et retrouver ainsi le plaisir de boire, sans plastique et sans risques ? Le point avec l’auteur du livre « La qualitĂ© de l’eau » (Ed. MĂ©dicis, 2020).

Et si les problĂšmes d’hydratation ou de peau venaient du chlore ? Et si le chlore Ă©tait le principal polluant de l’eau ?

« Grosse pollution au chlorothalonil dans les eaux souterraines suisses » titrait la RTS Suisse en mai 2020.[1]  « Pesticides : de l’eau potable non conforme pour 20 % des Français » avertissait Le Monde en septembre 2022.[2]  Comme dans tous les pays soumis aux alĂ©as et lobbies industriels, notre eau est polluée par des résidus multiples. Ces chiffons rouges font ponctuellement l’objet d’émissions et d’articles
 ce qui évite de parler du plus important et principal polluant de l’eau : le chlore.[3]

DĂ©couvert par un chimiste suĂ©dois en 1774, le chlore[4]  a Ă©tĂ© copieusement utilisĂ© comme gaz de combat asphyxiant par les allemands durant la premiĂšre guerre mondiale. Aujourd’hui, en cas d’accident, un wagon de ce gaz tuerait jusqu’Ă  30% des gens dans un rayon de 2,5 km.[5]

De nos jours, son usage est un peu plus soft – mĂȘme en piscines publiques – mais ses effets restent redoutables vis-Ă -vis du vivant. Le chlore, outre son odeur dĂ©sagrĂ©able qui ne donne pas envie de boire, est un biocide toxique rĂ©putĂ© altĂ©rer la flore intestinale, crĂ©er des maux de ventre, endommager le systĂšme enzymatique, affaiblir le systĂšme immunitaire et produire des dĂ©rivĂ©s cancérigènes.[6]

Pourquoi donc cette omerta sur ce polluant de base ? Mais parce que le chlore fait partie – avec l’ozone ou l’aluminium neurotoxique – du traitement officiel des Eaux DestinĂ©es Ă  la Consommation Humaine (EDCH). Or un traitement autorisĂ© – d’autant plus sans aucune limite – ne saurait faire de mal, n’est-ce pas ? Et puis, le chlore n’est-il pas abondant dans la nature[7] , n’en avons-nous pas tous dĂ©jĂ  dans l’organisme  ?[8]

Chlore, THM et cancers

Le chlore n’est pas coupable mais il est responsable. Il rĂ©agit en effet naturellement avec les matiĂšres organiques prĂ©sentes dans l’eau – des feuilles en dĂ©composition par exemple[9]  –  pour produire des « sous-produits de la chloration » ou SPC. Parmi ceux-ci, les trihalomĂ©thanes ou THM (chloroforme, bromodichloromĂ©thane, bromoforme
) sont classĂ©s « cancĂ©rogĂšnes possibles » (Groupe 2B) par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).[10]

Or les concentrations de THM doublent en moyenne entre l’usine et le robinet.[11]  Le risque est connu puisque la directive europĂ©enne en autorise 100 ÎŒg/litre et prĂ©cise : « Si possible, sans compromettre la dĂ©sinfection, les États membres devraient s’efforcer d’atteindre une valeur infĂ©rieure [
] Les Etats membres veillent Ă  ce que toutes les mesures appropriĂ©es soient prises pour rĂ©duire le plus possible [
] la concentration de THM dans les eaux destinĂ©es Ă  la consommation humaine. »[12]

« Des associations entre les SPC et certains cancers ont Ă©tĂ© observĂ©es dans de nombreuses Ă©tudes Ă©pidĂ©miologiques. Il s’agissait principalement des cancers de la vessie, du poumon, du rectum et du cĂŽlon (InVS, 2006, part 1 ; Cantor, 2010) » dĂ©taille le Centre de lutte contre le cancer LĂ©on BĂ©rard, qui prĂ©cise « Selon l’Institut de veille sanitaire, en dehors des intoxications ponctuelles, la plupart des pathologies potentiellement observables dues Ă  la pollution chimique de l’eau de distribution sont des cancers qui rĂ©sultent d’une exposition chronique (plus de 10 ans) Ă  cette pollution. »[13]

En dĂ©pit de cela et assez Ă©trangement, les donnĂ©es actuellement disponibles seraient, toujours selon l’Institut de veille sanitaire (InVS) « insuffisantes pour conclure Ă  une relation causale entre l’apparition d’un de ces cancers et la consommation d’eau traitĂ©e par le chlore. »[14]

Oui d’un cĂŽtĂ© mais pas sĂ»r de l’autre
 Le dĂ©bat sur le chlore mĂšnerait-il dĂ©jĂ  Ă  la schizophrĂ©nie ? SantĂ© Canada recommande Ă©galement un maximum de 0,1 milligramme de THM par litre d’eau et prĂ©cise « Le risque de contracter le cancer, Ă  cette valeur, est extrĂȘmement faible. »[15]

ExtrĂȘmement faible mais donc pas exclu
 Et sur le long terme ? Et en effet cocktail avec d’autres substances chimiques ?  Les Ă©tudes sur le sujet sont finalement assez rares, ce qui est tout de mĂȘme curieux s’agissant de la substance la plus utilisĂ©e dans le monde pour la dĂ©sinfection de l’Ă©lĂ©ment vital par excellence
 Le document canadien prĂ©sente la synthĂšse des Ă©tudes sur le sujet :

  • « Les animaux de laboratoire exposĂ©s Ă  des concentrations trĂšs Ă©levĂ©es de THM prĂ©sentent un risque accru de cancer. »
  • «  Plusieurs Ă©tudes chez l’humain ont rĂ©vĂ©lĂ© un lien entre l’exposition prolongĂ©e Ă  des concentrations Ă©levĂ©es de sous-produits de la chloration et une incidence accrue de cancer. »
  • « Une Ă©tude a mis en lumiĂšre une augmentation du risque de cancer de la vessie et peut-ĂȘtre du cĂŽlon chez les sujets ayant consommĂ© de l’eau chlorĂ©e pendant trente-cinq ans ou plus. » [16]
  • « Dans une Ă©tude rĂ©alisĂ©e en Californie, on a observĂ© un risque accru d’avortement spontanĂ© chez les femmes enceintes qui buvaient de grandes quantitĂ©s d’eau de robinet Ă  forte teneur en THM. »

Cancer et fausse-couche ayant toujours des causes multifactorielles, faire la part des choses et accuser le chlore se rĂ©vĂšle scientifiquement compliquĂ©. Le risque des SPC ou THM semble avĂ©rĂ© mais, sans Ă©tudes d’envergure prĂ©cises – qui n’ont jamais Ă©tĂ© entreprises – le doute et la confusion persistent


« Le plus grand tueur des temps modernes » ?

Les fabricants ou vendeurs de filtres ont nettement moins de scrupules (et un intĂ©rĂȘt Ă©conomique) Ă  s’en prendre au chlore. Leur citation prĂ©fĂ©rĂ©e semble ĂȘtre celle du docteur Herbert Schwartz, biologiste et chimiste au Cumberland County College, Ă  Vineland, dans le New Jersey : « Le chlore est si dangereux, qu’il devrait ĂȘtre interdit. Ajouter du chlore dans l’eau c’est comme mettre en place une bombe Ă  retardement. Cancer, troubles cardiaques, vieillissement mental et physique prĂ©coce sont des effets attribuables au chlore se trouvant dans l’eau de robinet. Il nous fait vieillir avant l’heure en accĂ©lĂ©rant les symptĂŽmes du vieillissement tel que le durcissement des artĂšres. Je crois que si le chlore Ă©tait proposĂ©, aujourd’hui, pour la premiĂšre fois, il serait interdit par la F.D.A. »

Ce collĂšge a Ă©tĂ© rebaptisĂ© depuis Rowan College South Jersey (RCSJ) et est un Ă©tablissement d’enseignement supĂ©rieur comme il en existe des milliers aux Etats-Unis.[17]   Aucune trace par contre d’un Dr Herbert Schwartz, probable ancien professeur et qui ne semble pas ĂȘtre passĂ© Ă  la postĂ©rité  dans le collĂšge ou sur le net, mis Ă  part cette citation non sourcĂ©e ou datĂ©e.

Autre personnalitĂ© mise en avant – en tout cas par les sites anglo-saxons : le Dr. D. Joseph Price, est l’auteur d’un livre intitulĂ© Coronaries/Cholesterol/Chlorine, publiĂ© en 1987… petit livre qui, selon le commentaire d’un lecteur, ne citerait pas ses sources.[18]

La rĂ©vĂ©lation principale du livre serait un lien Ă©tablit entre le chlore et le cholestĂ©rol dans la survenance des problĂšmes cardiaques. Pour le Dr. Price, le chlore, « agent oxydant trĂšs similaire aux oxydes d’azote toxiques que nous avons dans l’air », serait rien de moins que « le plus grand paralysant et tueur des temps modernes, un poison insidieux »[19] , « la cause d’une Ă©pidĂ©mie de maladies sans prĂ©cĂ©dent qui comprend des crises cardiaques, des accidents vasculaires cĂ©rĂ©braux, la sĂ©nilitĂ© et l’impuissance sexuelle. »[20];

Et rien sur la crise énergétique ou la XÚme vague Covid ?   

Le meilleur biocide dĂ©sinfectant pour l’eau ?

Le Dr Price a au moins raison sur un point : le chlore est bien un oxydant majeur.[21] Avec lui, aucun microbe ne rĂ©siste (en tout cas officiellement) et le marketing des pouvoirs publics semble avoir Ă©tĂ© efficace : « Le chlore est indispensable dans l’eau, je ne tiens pas Ă  retrouver du cholĂ©ra en Suisse » rĂ©torqua un Ă©cologiste Ă  une proposition d’amĂ©lioration de la qualitĂ© de l’eau.

ElĂ©ment chimique de numĂ©ro atomique 17, de symbole Cl, le chlore[22]  est le plus commun des halogĂšnes, un puissant biocide, c’est-Ă -dire, en chimie, un « Produit qui dĂ©truit les ĂȘtres vivants, gĂ©nĂ©ralement utilisĂ© contre les micro-organismes. » selon la dĂ©finition du Robert.

« Bien que ciblant les organismes nuisibles, les biocides sont par dĂ©finition des produits actifs susceptibles d’avoir des effets sur l’homme, l’animal ou l’environnement. » prĂ©cise le MinistĂšre de la Transition Ecologique.[23]   « Les biocides deviennent souvent des micropolluants diffus, et parfois des polluants Ă©mergents. » complĂšte Wikipedia.[24]

L’eau de nombreux pays en dĂ©veloppement requiert Ă©videmment une « potabilisation ». Le chlore, biocide le moins coĂ»teux et le plus facile Ă  mettre en Ɠuvre, prĂ©sente ainsi des avantages certains pour limiter les diarrhĂ©es et autres infections (typhoĂŻde, diphtĂ©rie,…) Une personne sur trois soit 2,2 milliards de personnes n’ont toujours pas accĂšs Ă  de l’eau salubre.  ConsĂ©quences, l’eau est toujours l’une des premiĂšres causes de mortalitĂ© dans le monde : 1,2 millions de morts par an dont, tous les jours, plus de 700 enfants ĂągĂ©s de moins de 5 ans ! Autant de scandales gĂ©opolitiques qui justifieraient un bien meilleur usage du chlore.

Mis au point par Philippe Bunau-Varilla, la dĂ©sinfection de l’eau au chlore fut lancĂ©e durant la PremiĂšre Guerre mondiale en raison des risques d’Ă©pidĂ©mies gĂ©nĂ©rĂ©s par la prĂ©sence de nombreux cadavres dans les cours d’eau, dans la rĂ©gion de Verdun, d’oĂč son nom initial de « Verdunisation ». En 1926 sort aux Editions BailliĂšres le livre Autojavellisation imperceptible oĂč l’ingĂ©nieur dĂ©crit sa « mĂ©thode d’assainissement intĂ©gral des eaux limpides par l’emploi de sels chlorĂ©s ».

Aujourd’hui, « Les produits Ă  base de chlore (eau de javel, chloramines, dioxyde de chlore)[25]  reprĂ©sentent les oxydants les plus largement utilisĂ©s pour la dĂ©sinfection de l’eau de boisson », explique Jean-Claude Block du CNRS.[26]

« Tous les dĂ©sinfectants chimiques utilisĂ©s dans l’eau potable peuvent former des sous-produits susceptibles d’affecter la santĂ© humaine. En gĂ©nĂ©ral, nous disposons de moins de donnĂ©es sur les sous-produits des autres dĂ©sinfectants que sur ceux de la chloration. » justifie SantĂ© Canada.[27]

Curieux raisonnement mais il est vrai que le chlore prĂ©sente des atouts, dont des propriĂ©tĂ©s rĂ©manentes trĂšs pratiques : son action dĂ©sinfectante serait valable tout au long du rĂ©seau de distribution d’eau, jusqu’au robinet de l’usager final. [28]   Il est aussi le plus Ă©conomique


Filtration, affinage et chloration : l’usage moderne du chlore

Le chlore est, dans l’imaginaire collectif, intimement liĂ© Ă  la potabilisation de l’eau. Depuis les Ă©tudes sur les THM, la prĂ©chloration en amont est toutefois exclue : pas question de jouer avec les matiĂšres organiques encore en suspension et gĂ©nĂ©rer ainsi trop de composĂ©s organochlorĂ©s.[29] « En rĂ©seau de distribution, les produits chlorĂ©s ne sont pas utilisĂ©s stricto sensu pour traiter l’eau distribuĂ©e, tout danger doit avoir Ă©tĂ© prĂ©alablement Ă©liminĂ© par le traitement amont au mieux des techniques disponibles du moment et du lieu » explique Jean-Claude Block.

Ces diffĂ©rentes Ă©tapes de la filtration de l’eau nous sont prĂ©sentĂ©es dans l’Ă©mission AllĂŽ Docteurs “Bien choisir son eau” (mai 2020)[30] : double clarification puis ozonation, filtre Ă  charbon actif et enfin rayons ultraviolets (UV) pour « Ă©liminer tout ce qui pourrait rester en bactĂ©ries, virus, parasites qui n’auraient pas pu ĂȘtre piĂ©gĂ©s sur les Ă©tapes de traitement prĂ©cĂ©dentes »

AprĂšs ces diffĂ©rentes Ă©tapes, « Il ne reste plus alors qu’Ă  fixer la qualitĂ© de l’eau avec du chlore » prĂ©cise la journaliste. Une bien Ă©trange formulation, comme si la qualitĂ© de l’eau Ă©tait totalement indĂ©pendante du chlore


« L’eau est un produit vivant donc va continuer d’Ă©voluer pendant son stockage et son parcours jusqu’au robinet. Donc le chlore va permettre de maintenir cette qualitĂ© de l’eau potable pendant tout ce transport, jusqu’au robinet, jusqu’Ă  la consommation finale » explique le Directeur adjoint Eau de Paris. L’eau potable serait ainsi, grĂące au chlore, privĂ©e de vie et maintenue artificiellement morte ? Mais une eau morte peut-elle encore ĂȘtre bĂ©nĂ©fique Ă  la vie ?[31]

DerniĂšre Ă©tape, des analyses en laboratoires d’Ă©chantillons d’eau afin de « vĂ©rifier si certaines bactĂ©ries ont rĂ©ussi Ă  passer entre les mailles du filet et notamment l’une des plus redoutĂ©es par nos intestins : Escherichia Coli », E. Coli de son petit nom. « Si cela devait arriver, la production d’eau n’atteindrait pas nos robinets ».

Des bactĂ©ries pathogĂšnes ou des virus pourraient donc ĂȘtre rĂ©sistants Ă  tous ces traitements ?  Les analyses ayant lieu en entrĂ©e de rĂ©seau, que se passe-t-il prĂ©cisĂ©ment dans les canalisations jusqu’au robinet final ? Quel y est donc le vĂ©ritable rĂŽle du chlore ?

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Dans une station de pompage d’eau
© Christophe Magdelaine / www.notre-planete.info – Licence : Tous droits rĂ©servĂ©s

Chlore politique et politique du chlore

Le chlore n’est donc pas utilisĂ© – pour le moins en Occident – pour lutter contre les bactĂ©ries ou virus pathogĂšnes[32]  mais afin de « limiter la multiplication de microorganismes hĂ©tĂ©rotrophes (c’est-Ă -dire capables de se multiplier en dĂ©gradant la matiĂšre organique) saprophytes (c’est-Ă -dire considĂ©rĂ©s comme non dangereux, par opposition Ă  pathogĂšnes) », selon Jean-Claude Block.

Autrement dit, le chlore ne fait plus rien en amont mais uniquement en aval, vis-Ă -vis des microorganismes non pathogĂšnes prĂ©sents dans le rĂ©seau, susceptibles de gĂ©nĂ©rer un biofilm, de donner un goĂ»t dĂ©sagrĂ©able Ă  l’eau
 et de questionner du coup le travail des rĂ©gies et des pouvoirs publics.

Serions-nous ainsi dans un simple Ă©lĂ©ment de paix social et de confort politique ?[33] Un mauvais goĂ»t liĂ© Ă  des bactĂ©ries ferait en effet mauvais genre et perturberait certainement la consommation de l’eau.[34]  La dĂ©couverte de bactĂ©ries dans l’eau permettrait sans doute de dĂ©clencher des procĂšs


Eviter les plaintes immĂ©diates quitte Ă  avoir des cancers plus tard ? Un responsable de la santĂ© publique aurait admis cette stratĂ©gie Ă©tatique[35] : les cancers Ă©tant toujours multifactoriels, la responsabilitĂ© publique ne pourrait alors pas ĂȘtre engagĂ©e


Quelque soit la vĂ©racitĂ© de cet aveu, le chlore n’est donc plus tant utilisĂ© – tout du moins dans les pays riches – dans une optique de santĂ© publique que dans un objectif de paraĂźtre vertueux, quoi qu’il en coĂ»te. Au pays de Pasteur, « nous sommes en guerre » et il convient de buter les bactĂ©ries, bonnes ou mauvaises, jusque dans les tuyaux (des chiottes) !

Chloration de l’eau et biorĂ©sistance

Cette posture martiale sans réflexion est un échec. La vie trouve toujours un moyen et ce ne sont pas les bactéries qui manquent


« La prolifĂ©ration microbienne dans les rĂ©seaux de distribution [est] favorisĂ©e par la prĂ©sence dans l’eau de carbone organique biodĂ©gradable et assimilable provenant souvent des oxydants utilisĂ©s comme dĂ©sinfectants (chlore, ozone) », peut-on lire dans les Directives de qualitĂ© pour l’eau de boisson de l’OMS.[36]

« L’hypothĂšse selon laquelle les rĂ©sistances aux antibiotiques seraient moindres dans le groupe utilisant de l’eau chlorĂ©e, et souffrant donc moins de diarrhĂ©e et moins souvent traitĂ© par antibiotiques, n’a pas Ă©tĂ© confirmĂ©e. Bien au contraire, l’Ă©quipe a constatĂ© dans ce groupe plus de matĂ©riel gĂ©nĂ©tique rĂ©sistant aux antibiotiques. » constate le rapport d’une Ă©tude au Bangladesh.[37]

« L’exposition des bactĂ©ries au chlore se traduit par l’activation d’un systĂšme de dĂ©fense. La consĂ©quence de cette rĂ©ponse cellulaire est une trĂšs grande rĂ©sistance des bactĂ©ries Ă  une exposition ultĂ©rieure au chlore et la quasi-impossibilitĂ© de tuer la cellule par des taux de traitement classiquement utilisĂ©s par l’industriel. » explique Jean-Claude Block

« Pire, il est lĂ©gitime de considĂ©rer que le maintien continu d’un oxydant en faible concentration induit plusieurs systĂšmes de rĂ©sistance des bactĂ©ries et interdit tout espoir de prĂ©vention du biofilm dans les rĂ©seaux de distribution [
] MĂȘme dans des rĂ©seaux constamment chlorĂ©s, le biofilm peut reprĂ©senter jusqu’Ă  107 bactĂ©ries/cm2 [
] prouvant l’inefficacitĂ© rĂ©elle du traitement sur ces biomasses fixĂ©es. » continue l’expert.

En quoi est-ce problĂ©matique ?  « On estime qu’aujourd’hui 12 500 personnes en France et 1 million dans le monde meurent chaque annĂ©e Ă  cause de souches bactĂ©riennes qui rĂ©sistent aux traitements. Des modĂ©lisation prĂ©voient qu’ont atteindrait les 10 millions par an Ă  l’horizon 2050 » souligne l’anthropologue Charlotte Brives, auteur du livre Face Ă  l’antibio-rĂ©sistance.[38]  

Condamnés à toujours plus de chlore ?

Bref, non seulement le chlore ne serait pas si efficace que cela mais, pire, il renforcerait la résistance des micro-organismes et favoriserait la création de biofilm dans la tuyauterie.

Jean-Claude Block continue sa dĂ©monstration : « En d’autres termes le chlore appliquĂ© en continu en rĂ©seau joue un rĂŽle utile sur la biomasse en suspension dans l’eau, mais masque l’activitĂ© bactĂ©rienne Ă  l’interface. Dans ces conditions l’arrĂȘt du traitement se concrĂ©tise immĂ©diatement par la mesure d’un nombre Ă©levĂ© de microorganismes viables et cultivables dans l’eau. »

Autrement dit, le chlore serait aujourd’hui surtout utilisĂ© – en dose toujours plus importante – avant tout pour masquer la piĂštre efficacitĂ© du chlore


L’Annexe 70 du rapport enfonce le clou : « De ce fait, le principe de prĂ©caution actuel peut dans certains cas se rĂ©vĂ©ler prĂ©judiciable pour des actions d’urgence ultĂ©rieures. En effet il est aujourd’hui dĂ©montrĂ© que les microorganismes de l’environnement mettent en jeu un ensemble complexe de mĂ©canismes de rĂ©sistance au stress oxydant en gĂ©nĂ©ral et aux produits chlorĂ©s utilisĂ©s en traitement d’eau potable en particulier. L’application de faibles doses inefficaces sur le biofilm ne fait que mettre en route ces mĂ©canismes de dĂ©fense interdisant de facto une action dĂ©sinfectante ultĂ©rieure rĂ©ussie. »

Et d’appeler de ses vƓux une « Ă©valuation objective des risques microbiologiques, par l’emploi de nouveaux produits, mais aussi par une utilisation diffĂ©rente des anciens produits traditionnels (la dĂ©sinfection en mode discontinu par exemple pouvant dans certains cas Ă©viter l’induction de phĂ©nomĂšnes de rĂ©sistance aux dĂ©sinfectants). »

Bref, il serait urgent d’envisager autre chose qu’un emploi systĂ©matique et en continu du chlore !  

Le chlore contre le terrorisme


Il faudra pour cela attendre encore un peu car, entre temps, le taux de chlore a plutĂŽt Ă©tĂ© augmentĂ© dans le rĂ©seau d’eau dans le cadre du plan Vigipirate.[39] L’objectif est double : rĂ©duire le cas (terroriste) Ă©chĂ©ant l’activitĂ© de la toxine botulique[40] et dĂ©celer une Ă©ventuelle contamination biologique, ce qui se traduirait alors par une baisse importante de la teneur en chlore et dĂ©clencherait l’alarme.

DĂ©tail amusant et lapsus rĂ©vĂ©lateur, le dioxyde de chlore est notĂ© dans plusieurs documents officiel « bioxyde de chlore ».[41]  En rĂ©fĂ©rence peut-ĂȘtre au caractĂšre trĂšs biocide de la molĂ©cule ?  Il est vrai que nous sommes dans la chimie lourde et complexe
[42]

Cette chloration massive – concernant « l’ensemble des collectivitĂ©s [avec une prioritĂ© pour les communes de plus de 10 000 habitants] quelles que soient la taille ou les capacitĂ©s de production [des installations de traitement et de distribution] » – a interpellĂ© un courageux dĂ©putĂ© en dĂ©cembre 2003, Ă  l’AssemblĂ©e Nationale : « Sur notre territoire, nombreux sont les syndicats d’eau qui ont la chance de disposer d’une eau de trĂšs bonne qualitĂ©, sans besoin d’apport d’un quelconque produit. Or la chloration de l’eau reste imposĂ©e aux exploitants de toutes les unitĂ©s de distribution d’eau [
] Cet ajout de chlore a aussi pour effet d’altĂ©rer la qualitĂ© de l’eau potable que les exploitants distribuent aux abonnĂ©s. Il indispose de nombreux usagers, incommodĂ©s par le goĂ»t particulier de l’eau. »[43]

La ministre de l’Ă©cologie de l’Ă©poque prĂ©cisa que le taux de chlore restait dans les normes, assura qu’une attention particuliĂšre serait portĂ©e « aux unitĂ©s de distribution dont la ressource est particuliĂšrement chargĂ©e en matiĂšres organiques », ceci afin de ne pas multiplier les THM, et promit que cette mesure de surchloration « actuellement indispensable dans un but de sĂ©curitĂ© sanitaire » n’avait « cependant pas vocation Ă  ĂȘtre dĂ©finitive. »[44] C’Ă©tait en 2003


L’impact du chlore sur la peau


« Dites est ce que chez vous l’eau a changĂ© ? Ici on a les mains trĂšs sĂšches ainsi que le visage. Ça nous gratte aussi alors que jusqu’Ă  prĂ©sent pas de souci et surtout pas Ă  cette pĂ©riode lĂ  de l’annĂ©e. Augmentation du chlore dans l’eau ? » (Une citoyenne, sur Twitter). « J’ai une peau de crocodile », « je n’arrĂȘte pas d’avoir des dĂ©mangeaisons », « j’ai remarquĂ© que le goĂ»t de l’eau avait changĂ© » relate Pauline Pennanec’h dans son article sur la pĂ©riode du Confinement en 2020.[45]

Pourquoi cette augmentation soudaine du chlore durant le confinement ? Officiellement, il y aurait eu alors moins de consommation d’eau et donc davantage d’eau stagnante, d’oĂč un risque accru de prolifĂ©ration microbienne. Et que fait-on au pays de Pasteur face aux bactĂ©ries ? Eh bien on rajoute du chlore !

« L’augmentation du chlore dans l’eau du robinet assure, avec du savon, un lavage efficace des mains ou encore des fruits et lĂ©gumes, et donc un moyen simple de prĂ©venir la propagation du coronavirus », se justifiait la SociĂ©tĂ© des eaux de l’Ouest parisien Ă  France Info, oubliant que le chlore a toujours Ă©tĂ© peu efficace face aux virus


A toute chose malheur est bon et cela a permis – Ă  tous ceux qui en doutaient encore – de mesurer l’impact oxydant du chlore sur la peau.[46]  Eh non, le fautif n’est pas le calcaire et il n’est plus nĂ©cessaire de s’Ă©quiper du catastrophique adoucisseur Ă  sodium[47] ! Autre preuve ? Lors d’un sĂ©jour Ă  l’Ă©tranger – oĂč l’eau n’est pas encore systĂ©matiquement traitĂ©e –, les voyageurs sont surpris de constater une bien meilleure hydratation de leur peau
 et la reprise de leurs problĂšmes dĂšs leur retour en Oxydant.

Est-ce Ă  dire que la suppression du chlore permettrait d’Ă©viter l’essentiel de nos dĂ©penses en crĂšmes hydratantes et autres cosmĂ©tiques chimiques ? Aussi incroyable que cela puisse paraĂźtre, une eau hydratante est en tout cas Ă  notre portĂ©e.[48]

Le chlore volatil ? Le cas(tastrophe) des piscines chlorées


nageurs-piscine
CrĂ©dit : David Mark / Pixabay – Licence : CC0

Il est officiellement trĂšs facile de se dĂ©barrasser du chlore : il suffit de laisser reposer l’eau dans une carafe. Selon les sites ou les sources, le rĂ©cipient doit toutefois ĂȘtre fermĂ© ou ouvert, mis au rĂ©frigĂ©rateur [49]  ou non, laissĂ© quelques heures ou 24 heures
 Bref, pas si clair !

L’impact du chlore – gaz asphyxiant – volatilisĂ© dans l’air est Ă©galement nettement moins discutĂ©. Les bains Ă  l’eau chlorĂ©e donnĂ©s (trop rĂ©guliĂšrement) aux jeunes enfants sont pourtant susceptibles de provoquer une gĂȘne respiratoire, voire de dĂ©clencher de l’asthme


La natation en piscine chlorée est-elle bonne pour la santé ? Apprendre à ne pas boire la tasse est certainement utile mais plusieurs études incitent en effet à la prudence :

  • Une Ă©tude de l’UniversitĂ© de Louvain en Belgique[50]  dĂ©montre un risque de bronchiolite 4,4 fois plus grand chez les bĂ©bĂ©s nageurs (plus de 20 heures en piscine sur les deux premiĂšres annĂ©es de vie) que chez les autres bĂ©bĂ©s.  La SociĂ©tĂ© française de pĂ©diatrie (SFP) a ainsi fait passer un message de prudence, notamment quand il existe un terrain familial propice au dĂ©veloppement de l’asthme. La pratique des bĂ©bĂ©s-nageurs serait de fait fortement dĂ©conseillĂ©e en Allemagne.
  • PrĂ©cĂ©demment, une autre Ă©tude de la mĂȘme Ă©quipe[51], dĂ©montrait un risque d’asthme jusqu’Ă  dix fois supĂ©rieur chez les adolescents ayant passĂ© plus de 1 000 heures en piscine publique chlorĂ©e, sans qu’une telle diffĂ©rence ne se retrouve dans le cas d’une piscine dĂ©sinfectĂ©e Ă  l’argent et au cuivre.
  • « 50 Ă  65% des nageurs faisant de la compĂ©tition seraient sensibles aux allergĂšnes les plus communs, alors que seule 29 Ă  36% de la population gĂ©nĂ©rale est allergique », explique ValĂ©rie Bougault, l’auteure d’une derniĂšre Ă©tude.[52]   Les chercheurs auraient en effet constatĂ© une modification des tissus pulmonaires chez les nageurs rĂ©guliers
 Autant pour le mythe de la natation bonne pour le souffle ![53]

Les maßtres-nageurs en piscine développent quant à eux toute une série de réjouissances (syndrome de Brooks, asthme, bronchites chroniques, rhinites, insuffisances respiratoires voire certains cancers
), tant et si bien que la profession peine désormais à recruter


L’accusĂ© n’est pas directement le chlore mais les chloramines, composĂ©s chimiques produit par l’action du chlore sur les matiĂšres organiques et azotĂ©es, abondantes en piscine publique (sueur, peau, salive, cheveux, urine,
). Plus l’eau est chaude – cas pour les bĂ©bĂ©s nageurs ou les pataugeoires – et plus il y a de chloramines. Et plus il y a de chloramines – repĂ©rables Ă  l’odeur de chlore ou de javel dans l’air de la piscine – moins la piscine est correctement dĂ©sinfectĂ©e


Qu’attendons-nous donc pour sortir du cercle vicieux et rĂ©duire les risques ? Il existe d’autres traitements pour les piscines (cuivre et argent, brome, dynamisation de l’eau,
) mais le chlore est moins original et surtout nettement moins coĂ»teux.[54]  

Quand le danger du chlore est officiellement reconnu

Il existe tout de mĂȘme un lieu oĂč le chlore prĂ©sente un danger, connu et immĂ©diat : les centres de dialyses !

« L’augmentation de la teneur en chlore dans le rĂ©seau de distribution d’eau est susceptible d’induire dans certains cas la formation de chloramines, pouvant ĂȘtre Ă  l’origine de consĂ©quences graves pour la santĂ© des patients insuffisants rĂ©naux dialysĂ©s [
]  Si le taux de chloramines atteint 0,3 mg/l, une hĂ©molyse aiguĂ« est possible. » [55]

Tous les centres de dialyses ont ainsi reçu des consignes sans ambigĂŒitĂ© :

« Si nĂ©cessaire rĂ©ajustement du traitement en augmentant la capacitĂ© “dĂ©chlorante” des charbons actifs. Faire systĂ©matiquement un dosage du taux de chlore total sur l’eau osmosĂ©e avant chaque sĂ©rie de sĂ©ances de dialyse. »

Ne gĂątons pas notre plaisir car c’est bien la premiĂšre fois qu’une circulaire officielle mentionne la nĂ©cessitĂ© de filtrer l’eau du robinet Ă  cause du chlore. Au-delĂ  du charbon actif voilĂ  mĂȘme la motion de l’osmoseur, le plus efficace filtre pour l’eau, capable de retirer l’essentiel des minĂ©raux
[56]

Chlore et Ă©nergie de l’eau

Un sujet ne sera par contre jamais abordĂ© par les pouvoirs publics : la naturelle Ă©nergie de l’eau !

Je prĂ©parais une confĂ©rence sur l’eau dans le cadre du mouvement Alternatiba Ă  GenĂšve lorsque je fus pris Ă  partie :
– Vous racontez n’importe quoi, il n’y a pas d’Ă©nergie dans l’eau !
– Ah bon, il n’y a pas de protons ou d’Ă©lectrons ?

Mon interlocuteur – qui travaillait pour la rĂ©gie distributrice de l’eau – prĂ©fĂ©ra s’Ă©clipser discrĂštement


Depuis les dĂ©couvertes de la physique quantique, il est possible, au nom de la science et non plus de la simple intuition spirituelle, de clouer le bec de tous les scientistes et matĂ©rialistes dogmatiques : « Comment cela, pas d’Ă©nergie ? Tout n’est-il pas Ă©nergie ? » De l’Ă©lectricitĂ© aux ondes Ă©lectromagnĂ©tiques en passant par – excusez du peu – la cohĂ©sion et la stabilitĂ© des atomes et autres molĂ©cules constitutifs de la matiĂšre et du vivant, l’Ă©lectromagnĂ©tisme englobe des domaines d’investigation considĂ©rables. Tout, en rĂ©alitĂ©, est Ă©lectromagnĂ©tisme, c’est-Ă -dire interactions entre particules chargĂ©es Ă©lectriquement.

L’eau H2O n’y Ă©chappe pas. L’atome d’hydrogĂšne formĂ© d’un unique proton Ă©lectropositif entourĂ© d’un Ă©lectron Ă©lectronĂ©gatif tournant autour Ă  la vitesse de la lumiĂšre ? De l’Ă©nergie ! La liaison atomique entre les deux hydrogĂšnes positifs et le gros oxygĂšne nĂ©gatif ? Encore de l’Ă©nergie ! Les 1 000 milliards de liaisons hydrogĂšnes Ă  la seconde entre les molĂ©cules d’eau ? Toujours de l’Ă©nergie ! Faut-il que l’Ă©nergie de l’eau dĂ©range pour nier Ă  ce point le b.a.-ba scientifique ?

De fait, la science de l’eau se nomme la « bioĂ©lectronique de Vincent » (BEV pour les intimes). ConsidĂ©rĂ©e comme la rĂ©fĂ©rence par (presque tous) les passionnĂ©s de l’eau, elle est occultĂ©e par (presque tous) les autres, dont les pouvoirs publics, les embouteilleurs et les sociĂ©tĂ©s distributrices d’eau.[57]

Que dit donc la BEV de si dĂ©rangeant ? Eh bien que tout ce que nous consommons devrait nous apporter de l’Ă©nergie sous la forme, donc, en premier lieu, de protons et d’Ă©lectrons :

  • La richesse magnĂ©tique ou en protons (ions H+)[58]  de l’eau se mesure via le pH. Plus une eau est acide et plus elle apporte d’Ă©nergie magnĂ©tique. Or l’eau du rĂ©seau est toujours alcaline afin de protĂ©ger la tuyauterie.
  • La richesse Ă©lectrique ou en Ă©lectrons de l’eau se mesure via le rH2 ou taux d’oxydorĂ©duction[59]. Plus une eau est rĂ©ductrice et plus elle apporte d’Ă©nergie Ă©lectrique. Or l’eau du rĂ©seau est comme nous l’avons vu trĂšs oxydĂ©e
 Ă  cause notamment du chlore oxydant !

Inutile toutefois de nous prĂ©cipiter au supermarchĂ© car il en va de mĂȘme pour la majoritĂ© des eaux minĂ©rales : alcalines et oxydĂ©es dĂ©jĂ  Ă  la source, les paramĂštres Ă©nergĂ©tiques ne s’amĂ©liorent Ă©videmment pas en bouteilles


Notons Ă©galement, comme tous les piscinistes le savent, que plus le pH est Ă©levĂ©, moins le chlore est efficace. La dĂ©sinfection au chlore serait optimale quand le pH est entre 5.5 et 7.5. Pourquoi la RĂ©gie de GenĂšve augmente-t-elle artificiellement le pH de son eau de 7,6 Ă  8 ?  Quel est alors son taux d’oxydo-rĂ©duction ?[60]  Nous attendons des rĂ©ponses depuis 2018
[61]

Cette omerta est d’autant plus ennuyeuse qu’une eau alcaline et oxydĂ©e se trouve, selon la BEV, sur le terrain des cancers, des virus[62]  et des vaccins. De fait, des rumeurs circulent aux HĂŽpitaux Universitaires de GenĂšve (HUG) associant un taux record de cancer du sein avec la qualitĂ© de l’eau. Officiellement impossible toutefois d’en savoir plus, ni auprĂšs des HUG, ni via une association locale contre le cancer, soudainement pressĂ©e de terminer la conversation. Une eau potentiellement cancĂ©rigĂšne ferait en effet mauvais genre face Ă  tout le marketing dĂ©ployĂ© pour faire croire Ă  la « qualitĂ© irrĂ©prochable » de l’eau locale
[63]

Chlore et déshydratation chronique

Si les risques de cancer nĂ©cessiteraient au moins une dizaine d’annĂ©es de consommation rĂ©guliĂšre, l’usage irraisonnĂ© du chlore induit une problĂ©matique immĂ©diate et rarement discutĂ©e : la dĂ©shydratation chronique des citoyens !

Qui boit avec plaisir de l’eau chlorĂ©e, alcaline et oxydĂ©e, privĂ©e de quasiment toute Ă©nergie ? Pas les enfants ou les animaux en tout cas, qui rejettent instinctivement ce type d’eau
 avant de ne pas avoir trop le choix.

Qui arrive du coup Ă  boire son 1,5L d’eau plate et tempĂ©rĂ©e par jour ?  La triche semble de rigueur, mĂȘme chez ceux qui dĂ©clarent apprĂ©cier l’eau du robinet : eau chauffĂ©e agrĂ©mentĂ©e de thĂ©s ou de tisane, jus de citron, adjonction de bulles [64] ,
 Il faut apparemment ĂȘtre crĂ©atif pour rĂ©ussir Ă  boire avec plaisir


70% des français seraient en dĂ©shydratation chronique, ne buvant que 2-3 verres par jour, preuve qu’il y a bien un rĂ©el problĂšme de santĂ© publique !

« Avez-vous des astuces pour boire suffisamment d’eau chaque jour ? Je n’ai jamais soif ! » est ainsi la premiĂšre question de l’Ă©mission AllĂŽ Docteurs « Bien choisir son eau » [65]  

La rĂ©ponse du mĂ©decin nutritionniste endocrinologue n’est pas qualitative mais quantitative : prendre un verre d’eau avant chaque repas
 et donc se forcer Ă  boire ! On se compliquera certes la digestion – il est dĂ©conseillĂ© de boire juste avant ou pendant le repas – mais on aura au moins bu un peu plus d’eau.

« Vous avez la moitiĂ© de vos apports pratiquement assurĂ©s » assure-t-il. Et pour l’autre moitiĂ© ? Se forcer Ă  boire encore un peu plus ? Il ne rĂ©pond pas mais ajoute un conseil de bon sens : manger beaucoup de lĂ©gumes, riches en eau… Certes mais l’eau de l’alimentation – 1 litre environ par jour – ne remplace normalement pas l’eau de consommation courante puisque ce sont 2,5 litres que nous devrions renouveler tous les jours.

Indirectement, le chlore empĂȘche donc de boire suffisamment ce qui, au regard de l’importance de l’eau pour l’organisme – constituĂ© Ă  plus de 99% de molĂ©cules d’eau[66]  – est pour le moins ennuyeux. Mais serait-il bon de boire davantage d’eau chlorĂ©e additionnĂ©s de 5 fruits et lĂ©gumes bourrĂ©s de pesticides ou bien devrions-nous enfin nous prĂ©occuper de la qualitĂ© ?[67]

Les multiples douleurs et problĂšmes de santĂ© induits par le manque d’eau arrangent en tout cas les affaires d’un certain nombre d’acteurs Ă©conomiques
 Tant que la maladie sera comptabilisĂ©e dans la croissance du PNB et la richesse nationale, le quantitatif continuera malheureusement de primer sur le qualitatif. De lĂ  Ă  dire que le chlore est une fatalitĂ© ?

Quand d’autres pays donnent l’exemple


Il n’y a qu’un pas que nous ne franchirons pas
 car la qualitĂ© de l’eau n’est pas la mĂȘme partout !

Aux Pays-Bas, des villes comme Rotterdam ou Amsterdam distribuent de l’eau sans chlore depuis une vingtaine d’annĂ©es. A Zurich, il n’y a plus de chloration de l’eau du rĂ©seau depuis 1993 sur deux stations d’eau de surface, Ă  l’exception de quelques brĂšves pĂ©riodes…[68] 

« Nous garantissons une eau sans chimie. On alimente 315 000 personnes d’une eau qui n’a subi aucun traitement chimique, pas d’ozone, pas de chlore, pas de filtrage chimique », prĂ©cise avec fiertĂ© Franz Otillinger, directeur de la sociĂ©tĂ© de distribution d’eau de la ville bavaroise d’Augsbourg, en Allemagne.[69]

En BaviĂšre, le plus grand des treize LĂ€nder allemands, plus de la moitiĂ© de l’eau potable distribuĂ©e Ă  la population n’est ainsi pas traitĂ©e. Une prouesse imputable Ă  une politique drastique de protection de la ressource Ă  coup notamment de subventions afin que les agriculteurs cessent de polluer les sols. « En France, je suis Ă©pouvantĂ© par le goĂ»t de l’eau chlorĂ©e qui coule des robinets » ajoute sournoisement le Directeur


Des perspectives bloquées en France ?

En France, entre dogmatisme technocratique et conflits d’intĂ©rĂȘts[70] , la situation est en effet plus compliquĂ©e
 De nombreuses localitĂ©s de moindre importance continuent – tant bien que mal – de rĂ©sister au diktat du traitement de l’eau. Grenoble faisait figure d’exception dans les grandes villes mais elle a depuis remis du chlore dans son eau
[71]

Avec son projet « Vers une eau pure, sans calcaire et sans chlore » lancĂ© en 2015, le Syndicat des eaux d’Île-de-France (SEDIF), qui distribue l’eau potable pour 4,6 millions d’usagers, a pour ambition d’investir 800 millions d’euros dans une « filtration membranaire extrĂȘmement performante »[72]

« Pourquoi souhaitez-vous mettre en place le procĂ©dĂ© d’osmose inverse basse pression (OIBP) ? » interrogea la PrĂ©sidente de la Commission d’enquĂȘte.[73]  « L’agence rĂ©gionale de santĂ© (ARS) affirme pourtant que l’eau d’Île-de-France affiche dĂ©jĂ  une « qualitĂ© parfaite ».[74]

L’eau parfaite existe-t-elle encore ?[75]  La qualitĂ© de l’eau fait en tout cas rĂ©fĂ©rence en France – comme en Europe – exclusivement aux normes de potabilitĂ©, en berne depuis quelques dĂ©cennies[76]  et Ă  gĂ©omĂ©trie variable selon les revirements plus ou moins scientifiques.[77]

La rĂ©ponse de la directrice des Ă©tudes et de la prospective de la SEDIF semble emplie de bon sens : « Le SEDIF mĂšne des enquĂȘtes et Ă©tudes visant Ă  qualifier la satisfaction de ses consommateurs. Deux principaux motifs d’insatisfaction et de prĂ©occupation en ressortent : la teneur en calcaire et la teneur en chlore. Par ailleurs, de plus en plus d’Ă©tudes font Ă©tat de la prĂ©sence de micropolluants dans l’eau.[78]  Selon ces Ă©tudes, ils jouent un rĂŽle de perturbateurs endocriniens, avec des effets potentiellement cancĂ©rigĂšnes ou mutagĂšnes. Il nous a donc semblĂ© important de rĂ©flĂ©chir Ă  des solutions. »

Les objections néanmoins fusent :

  • Selon l’ancien directeur gĂ©nĂ©ral adjoint de la rĂ©gie Eau de Paris, la « sur-technique » serait trop coĂ»teuse et offrirait une « sur-qualitĂ© » d’eau, « alors que d’autres processus moins coĂ»teux, comme l’utilisation des charbons actifs, pourraient ĂȘtre envisagĂ©s. »  Les français seront certainement ravis d’apprendre qu’ils ne mĂ©ritent pas une « sur-qualitĂ© » d’eau ou les derniĂšres technologies.
  • Ce processus prĂ©senterait des risques environnementaux et sanitaires, en raison « des rejets de concentrats dans les eaux usĂ©es »  La technologie ajouterait donc de la pollution Ă  la pollution dĂ©jĂ  prĂ©sente dans l’eau, sĂ©rieusement ?
  • « En faisant la promotion de l’OIBP [osmose inverse basse pression], un dĂ©lĂ©gataire privĂ© privilĂ©giera une technologie complexe et nĂ©cessitant des investissements importants afin de crĂ©er en France un Ă©quipement de rĂ©fĂ©rence utile Ă  son dĂ©veloppement international ».  Disposer d’un Ă©quipement de pointe de rĂ©fĂ©rence pour le prestige de la France Ă  l’international serait donc un problĂšme ? Si le business de l’eau est dĂ©jĂ  en France aux mains de quelques multinationales, il existe par contre de nombreux fabricants d’osmoseurs

  • « L’OIBP produit une eau non potable, Ă  laquelle doivent ĂȘtre ajoutĂ©s des sels minĂ©raux. » Cette remarque de la PrĂ©sidente est rĂ©vĂ©latrice : l’osmose inverse Ă©limine en effet la majoritĂ© des minĂ©raux et produit ainsi une eau lĂ©gĂšrement acide lĂ  oĂč la norme de potabilitĂ© viserait plutĂŽt Ă  l’alcalinitĂ© (le pH doit ĂȘtre compris entre 6,5 et 9). Cette norme n’a toutefois strictement rien Ă  voir avec la santĂ© publique mais vise uniquement Ă  la protection du rĂ©seau : une eau acide (chargĂ©e en protons) est bĂ©nĂ©fique pour la santĂ© mais corrosive pour la tuyauterie !

Au final, si le SEDIF poursuit son objectif, le Rapport fait au nom de la Commission d’EnquĂȘte, enregistrĂ© Ă  la PrĂ©sidence de l’AssemblĂ©e nationale le 15 juillet 2021 aboutissait Ă  une Proposition N° 1 : « PrivilĂ©gier les solutions de gestion Ă©quilibrĂ©e de la ressource et de limitation des pertes sur les solutions d’augmentation des prĂ©lĂšvements par un recours Ă  des technologies inadaptĂ©es. »  Autrement dit, en langage non technocratique, il est urgent de ne rien faire !

Comment amĂ©liorer les choses ?  Primum non nocere


D’abord ne pas nuire. Et si nous commencions par dĂ©clarer l’armistice vis-Ă -vis des microorganismes ? Certes, certains sont pathogĂšnes – sous conditions trĂšs spĂ©cifiques – mais la trĂšs grand majoritĂ© sont bĂ©nĂ©fiques. De 5 Ă  8% de notre ADN aurait d’ailleurs une origine virale !

« Il est absurde de se dĂ©clarer « en guerre » contre un virus, comme l’a fait Emmanuel Macron, charriant l’idĂ©e du « c’est lui ou nous ». Car notre Ă©tat normal est d’ĂȘtre traversĂ© par des virus ! Nous avons Ă  peu prĂšs dix fois plus de virus dans le corps que de cellules humaines, nous sommes sans cesse infectĂ©s sans le savoir. Nous coexistons avec eux. [
] Car nous avons besoin des virus, notamment pour dĂ©velopper notre systĂšme immunitaire. Quant aux bactĂ©ries, elles contribuent Ă  notre digestion, Ă  notre cognition et Ă  plein d’autres fonctions que nous ignorons encore. Ces relations sont intenses et complexes. » explique l’anthropologue Charlotte Brives, auteur du livre Face Ă  l’antibio-rĂ©sistance.[79]  

« Vider le mental, remplir le ventre » disait Lao Zi il y a quelques 2600 ans. [80]  Vider son mental : arrĂȘter d’avoir peur et Ă©teindre sa TV anxiogĂšne. Remplir son ventre : s’alimenter convenablement (avec notamment une eau de qualitĂ©) et prendre soin de son microbiote.

Le microbiote intestinal, couramment appelĂ© « flore intestinale », est constituĂ© – au dernier recensement – d’environ 39 000 milliards de bactĂ©ries de 200 Ă  250 espĂšces diffĂ©rentes dont le ponctuellement redoutable E. Coli. Selon Philippe Kourilsk[81], ces caractĂ©ristiques justifieraient que le microbiote soit considĂ©rĂ© comme un organe spĂ©cifique, et que l’homme symbiotique soit surnommĂ© Homo microbicus.

Pas de chance donc avec le chlore, biocide, qui ratisse large et ne fait pas de distinction entre les bonnes et les mauvaises bactĂ©ries. Comment une consommation rĂ©guliĂšre d’eau chlorĂ©e ne perturberait-elle pas in fine la flore intestinale ?  Ceci est (en partie) confirmĂ© dans l’Ă©tude au Bangladesh, publiĂ©e en mars 2022 : « Dans ce groupe d’Ăąge moyen (d’enfants ĂągĂ©s de 15 Ă  30 mois), le chlore provoque un appauvrissement de la diversitĂ© des microorganismes. »[82]

« BĂ©champ avait raison, le microbe n’est rien, le terrain est tout », aurait dit Pasteur Ă  la fin de sa vie, reconnaissant ainsi s’ĂȘtre trompĂ©[83] . Si cette citation relĂšve peut-ĂȘtre du mythe, les dĂ©gĂąts Ă©nergĂ©tiques de la vaccination, des mĂ©dicaments ou de la pasteurisation des aliments sont rĂ©els. Pasteur, chimiste, avait biologiquement tout faux mais ses produits sont toujours considĂ©rĂ©s comme la panacĂ©e en matiĂšre d’hygiĂšne et de santĂ©. Parce qu’ils affaiblissent le terrain et sont donc rentables ?

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© Christophe Magdelaine / www.notre-planete.info – Licence : CC BY-NC

L’avis avisĂ© de Joseph OrszĂĄgh

Avant de passer aux solutions pratiques, comment ne pas citer les travaux du grand bioĂ©lectronicien Belge Joseph OrszĂĄgh ? Sa rigueur scientifique – il faut parfois s’accrocher – ne devrait laisser personne indiffĂ©rent. Voici quelques extraits de ce qu’il pense des dĂ©sinfectants de l’eau en gĂ©nĂ©ral et du chlore en particulier :[84]

« La dĂ©sinfection de l’eau par le chlore et par l’irradiation UV sont des techniques biocides qui sont le reflet du courant dominant de la conception pasteurienne de l’hygiĂšne, et dont l’objectif est de nous dĂ©barrasser de ce qui est supposĂ© nous rendre malade, notamment des bactĂ©ries. [
] Il s’agit ici d’une dĂ©marche basĂ©e sur des postulats dont la validitĂ© gĂ©nĂ©rale n’a jamais Ă©tĂ© dĂ©montrĂ©e. Or, une approche scientifique dĂ©pourvue d’idĂ©es prĂ©conçues ne tient compte que des faits observĂ©s en laboratoire et aussi sur le terrain d’application. [
] Ces techniques biocides tuent indistinctement, comme les pesticides dans l’agriculture. Elles tuent aussi les micro-organismes inoffensifs et mĂȘme ceux qui nous sont utiles, voire indispensables. La gĂ©nĂ©ralisation de ces techniques biocides engendre des dĂ©sĂ©quilibres de plus en plus graves dans notre environnement direct et plus lointain. [
] Les dĂ©sinfectants couramment utilisĂ©s tuent les bactĂ©ries responsables des maladies infectieuses que la mĂ©decine maĂźtrise en gĂ©nĂ©ral facilement, mais crĂ©ent les conditions Ă©lectrochimiques idĂ©ales pour le dĂ©veloppement viral [
] La dĂ©sinfection Ă©limine donc des micro-organismes que l’on combat facilement et nous rendent sensibles Ă  d’autres maladies non maĂźtrisĂ©es [
] Suivant la vision classique, le chlore est un produit d’hygiĂšne. En rĂ©alitĂ©, le chlore est un biocide toxique avec de nombreux effets secondaires dont on ne parle presque jamais. »

Nous avons essayĂ© ici de faire exception Ă  la rĂšgle avec l’objectif de dĂ©mĂȘler les craintes lĂ©gitimes des exagĂ©rations marketing. Au regard de l’importance de l’eau pour la santĂ© humaine, il apparaĂźt tout de mĂȘme Ă©tonnant de ne pas avoir davantage d’Ă©tudes indĂ©pendantes et approfondies sur le sujet.

La qualitĂ© de l’eau est un sujet explosif et le chlore, gaz asphyxiant qui requiert un masque, empĂȘche de toute Ă©vidence d’y boire clair. Officiellement, la balance bĂ©nĂ©fices-risques est Ă  l’avantage de la molĂ©cule chimique et de ses multiples dĂ©rivĂ©s. En rĂ©alitĂ©, leur usage inconsidĂ©rĂ©e est devenu contreproductif vis-Ă -vis des bactĂ©ries, favoriserait les virus, empĂȘche de correctement s’hydrater et gĂ©nĂšre toute une sĂ©rie de problĂšmes de peau et de santé  ce qui arrange de nombreux intĂ©rĂȘts Ă©conomiques. Embouteilleurs, fabricants de cosmĂ©tiques et Big Pharma n’ont Ă©videmment aucun intĂ©rĂȘt Ă  supprimer le chlore de l’eau du robinet ! Il n’y a pas ici de complot : la vĂ©nalitĂ© des multinationales, les conflits d’intĂ©rĂȘt des experts et l’incompĂ©tence des politiques permettent dĂ©jĂ  d’expliquer beaucoup de choses


Supprimer l’impact du chlore

A dĂ©faut d’une prise de conscience politique en amont, c’est donc au citoyen rĂ©veillĂ© de faire le travail en aval, au niveau de son arrivĂ©e d’eau principale ou de ses robinets. Bien avant les rĂ©sidus ou micropolluants, le chlore est la substance dont nous devrions tous nous prĂ©occuper voire ĂȘtre prĂ©occupĂ©s.

Les mĂ©dias parlent globalement peu de la qualitĂ© de l’eau potable, en gĂ©nĂ©ral, et du chlore, en particulier. De plus en plus soumis aux directives officielles et sous le joug de l’Ă©cologie politique, la tendance est en outre Ă  la valorisation de l’eau du robinet. Les filtres sont ainsi le plus souvent prĂ©sentĂ©s comme inutiles sinon dangereux.[85]   Tout filtre Ă  charbon actif est pourtant en mesure de supprimer « physiquement » le chlore – par adsorption – et donc d’amĂ©liorer significativement la qualitĂ© de l’eau.

La banale carafe filtrante fait ainsi en thĂ©orie le travail et cela tombe bien car 20 % des foyers français sont dĂ©jĂ  Ă©quipĂ©s.[86] En pratique, les choses se compliquent toutefois un peu : non seulement le charbon actif en granule arrive vite Ă  saturation (d’oĂč la nĂ©cessitĂ© de changer trĂšs rĂ©guliĂšrement les cartouches[87]) mais le rĂ©servoir devient rapidement un nid de bactĂ©ries, ce qui – mĂȘme vis-Ă -vis de bactĂ©ries sans aucun danger – est tout de mĂȘme contradictoire avec l’idĂ©e que l’on se fait d’une filtration de qualitĂ©.

Toute eau stagnante privĂ©e de chlore (grĂące Ă  la filtration) dĂ©veloppe en effet Ă  tempĂ©rature ambiante des bactĂ©ries et il suffit d’une seule goutte pour tout contaminer. La solution serait de stocker le rĂ©servoir vide (oui vide !) au rĂ©frigĂ©rateur [88]  et de redonner rapidement de l’Ă©nergie Ă  l’eau filtrĂ©e.

Cette seconde Ă©tape de la dynamisation est globalement occultĂ©e car elle dĂ©range les habitudes et les affaires : elle fait en effet prendre Ă  l’eau une toute nouvelle dimension, bien moins schĂ©matique que la distinction eau pure/polluĂ©e, eau robinet/bouteille. C’est cette Ă©tape qui permet de limiter la prolifĂ©ration microbienne, d’Ă©liminer l’empreinte du chlore – et des mauvais traitements – dans la structure de l’eau, de retrouver enfin le plaisir de boire et donc de dire enfin adieu aux bouteilles plastique.

Personne n’a jamais vu de molĂ©cule d’eau[89] mais nous savons que ces molĂ©cules s’agencent entre-elles via la « liaison hydrogĂšne » Ă  l’Ă©chelle de la picoseconde (10-12 seconde), c’est-Ă -dire 1 000 milliards de fois par seconde, dans toutes les combinaisons possibles. La science Ă©tant incapable de mesurer les interactions de plus de trois molĂ©cules[90] , on imagine sa perplexitĂ© devant l’eau. Est-ce la raison pour laquelle la plupart des scientistes ne veulent pas se mouiller et s’en tiennent Ă  la banale formule H2O ?

Sceptique ? Il suffit pourtant de faire l’expĂ©rience[91] : une eau du robinet placĂ©e dans une carafe ou bouteille dynamisante devient structurellement beaucoup plus douce en bouche en 30 secondes. Les procĂ©dĂ©s de dynamisation de l’eau sont aujourd’hui lĂ©gion et, mĂȘme s’il est difficile de s’y retrouver entre ce qui fonctionne et ce qui fonctionne mieux[92] , on constatera toujours une qualitĂ© d’eau diffĂ©rente.

Vers l’eau biocompatible


L’eau biocompatible, c’est-Ă -dire bĂ©nĂ©fique Ă  l’organisme[93] , est Ă  notre portĂ©e mais elle requiert d’arriver Ă  dĂ©passer nos prĂ©jugĂ©s vis-Ă -vis de l’excellence de l’eau traitĂ©e au chlore, ou de la pseudo puretĂ©[94]  des eaux emprisonnĂ©es en bouteilles plastiques.[95]   

Nous ne sommes pas prĂšs, comme nous l’avons-vu, de nous dĂ©barrasser du dogmatique chlore des rĂ©gies et des pouvoirs publics. Nous pouvons certes bouder notre plaisir mais devrions Ă©galement reconnaĂźtre notre chance Ă  l’Ă©chelle de la planĂšte : non seulement notre eau est facilement accessible[96]  et ne prĂ©sente pas de danger immĂ©diat mais nous avons tous la possibilitĂ© de l’amĂ©liorer afin de la rendre vĂ©ritablement biocompatible.

L’eau chlorĂ©e est une excellente base de travail et, aprĂšs filtration et dynamisation – la qualitĂ© s’amĂ©liore tandis que les perspectives s’Ă©largissent :

  • Eau plus respectueuse de la peau et donc moindres besoins en cosmĂ©tique
  • Eau plus douce et donc plus agrĂ©able Ă  boire
  • 
 et donc meilleure hydratation des cellules
  • 
 et donc meilleure santĂ© et vitalitĂ©
  • 
 et donc meilleure capacitĂ© de rĂ©flexion (le cerveau est composĂ© Ă  80% d’eau)
  • 
 et donc remise en cause des manipulations du marketing
  • 
 et donc moindre consommation, notamment de plastique
  • 
 et donc sauvegarde de la planĂšte

Comme quoi l’eau du robinet peut effectivement devenir Ă©cologique ![97]  

Car cela coule de source : « Nous sommes mal en point, car nous maltraitons l’eau. AmĂ©liorons enfin sa qualitĂ© et nous irons tous beaucoup mieux ! »[98]

Eau plaisir d’en discuter…

Notes, sources et liens :

  1. https://www.rts.ch/play/tv/a-bon-entendeur/video/des-traces-de-fongicide-dans-leau-potable?urn=urn:rts:video:11797256
  2. https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/09/21/pesticides-20-des-francais-ont-recu-de-l-eau-potable-non-conforme-en-2021_6142608_3244.html
  3. Les pesticides sont des dĂ©rivĂ©s halogĂ©nĂ©s c’est-Ă -dire des Ă©lĂ©ments contenant dans leur structure des atomes de Chlore, Brome ou Fluor
 d’oĂč par exemple ici le nom de chlorothalonil.
  4. Le nom de chlore vient du grec chloros qui signifie « vert pĂąle », rĂ©fĂ©rence Ă  la couleur de l’Ă©lĂ©ment chimique pur (Cl). On l’obtient facilement en Ă©lectrolysant une solution de chlorure de sodium.
  5. Laurent Grabet, Des « bombes roulantes » (moins) explosives, GHI, 27 juillet 2022
  6. Les dérivés halogénés (PCB, Pesticides,
) sont également les principaux responsables de perturbations endocriniennes au niveau de la thyroïde.
  7. 1 gramme de sel renferme 600 mg de chlore et 400 mg de sodium. Les chlorures (dont l’ion chlorure Cl−, atome de chlore chargĂ© d’un Ă©lectron supplĂ©mentaire) sont largement rĂ©pandus dans la nature – notamment dans les ocĂ©ans – et formeraient 0,05 % de la lithosphĂšre.
  8. ApportĂ© essentiellement dans l’organisme par le sel marin ou chlorure de sodium (NaCl), l’ion chlorure (Cl-) chlore joue, avec le sodium, un rĂŽle essentiel dans le mĂ©tabolisme et la rĂ©tention d’eau dans le corps humain. Principal anion extracellulaire, il rĂ©gule la distribution des fluides extracellulaires, participe au maintien de l’Ă©quilibre acido-basique et au processus de digestion. Tout aliment salĂ© apportant du chlore, il n’y a aucun risque de carence. Par contre, « Tout est poison, rien n’est poison » (Paracelse) et ce n’est pas ici le sujet.
  9. L’eau des riviĂšres et les eaux de surface prĂ©sentent des concentrations plus Ă©levĂ©es de THM car elles contiennent gĂ©nĂ©ralement davantage de matiĂšres organiques. Les concentrations de THM sont Ă©galement moins Ă©levĂ©es en hiver qu’en Ă©tĂ©.
  10. Une autre catĂ©gorie de SPC sont les acides haloacĂ©tiques (acide monochloroacĂ©tique, acide dichloroacĂ©tique, trichloroacĂ©tique
), classĂ©s comme inclassables (Groupe 3) par le CIRC ou non rĂ©pertoriĂ©s. Il en va de mĂȘme pour l’eau potable chlorĂ©e.
  11. https://www.santepubliquefrance.fr/docs/l-exposition-des-francais-aux-sous-produits-de-chloration.-connaissances-actuelles-et-perspectives-pour-la-surveillance
  12. https://aida.ineris.fr/reglementation/directive-ndeg-9883ce-031198-relative-a-qualite-eaux-destinees-a-consommation#Annexe_I
  13. https://www.cancer-environnement.fr/fiches/expositions-environnementales/pollution-de-leau
  14. ibid
  15. https://www.hc-sc.gc.ca/hl-vs/alt_formats/pacrb-dgapcr/pdf/iyh-vsv/environ/chlor-fra.pdf
  16. Variante : « Un Ă©pidĂ©miologiste de Oak Ridge Associated Universities a rĂ©alisĂ© une Ă©tude sur les victimes du cancer du cĂŽlon et les patients non cancĂ©reux et a conclu que la consommation d’eau chlorĂ©e pendant 15 ans ou plus Ă©tait propice Ă  un taux Ă©levĂ© de cancer du cĂŽlon. » (Health Freedom News, January/February 1987)
  17. https://www.rcsj.edu/
  18. https://www.amazon.com/Coronaries-Cholesterol-Chlorine-Joseph-Price/dp/0515094617
  19. https://www.doctorsbeyondmedicine.com/listing/health-effects-of-chlorine-in-drinking-water
  20. http://ultra-pure.net/informationpage.html
  21. Un oxydant est un corps simple, un composĂ© ou un ion qui reçoit au moins un Ă©lectron d’une autre espĂšce chimique lors d’une rĂ©action d’oxydorĂ©duction. L’oxydant ayant acceptĂ© au moins un Ă©lectron au cours de cette rĂ©action est dit rĂ©duit, tandis que l’espĂšce chimique qui a cĂ©dĂ© au moins un Ă©lectron est dite oxydĂ©e.
  22. On parle de chlore par abus de langage. A l’Ă©tat de corps simple, il s’agit en rĂ©alitĂ© de la molĂ©cule de dichlore Cl2.
  23. https://www.ecologie.gouv.fr/produits-biocides
  24. https://fr.wikipedia.org/wiki/Biocide / Pour cette raison, les biocides sont soumis en thĂ©orie Ă  un encadrement rĂ©glementaire strict. En pratique, les normes sont lĂąches et les conflits d’intĂ©rĂȘts nombreux avec les industriels de la chimie.  Car s’il existe des biocides naturels (le cuivre, le bronze ou le laiton par exemple), la plupart sont chimiques et fort rentables

  25. L’ion hypochlorite de l’eau de Javel contient un atome de chlore mais ne doit pas ĂȘtre confondue avec l’Ă©lĂ©ment chlore (Cl) ou le gaz dichlore (Cl2). Les chloramines sont utilisĂ©es comme dĂ©sinfectant en mĂ©langeant du chlore et de l’ammoniac dans des conditions spĂ©cifiques. Le dioxyde de chlore, de formule ClO2, est l’un des divers oxydes connus du chlore, c’est-Ă -dire un composĂ© de l’oxygĂšne avec un Ă©lĂ©ment moins Ă©lectronĂ©gatif que lui.
  26. En Annexe 70 du rapport sur « La qualitĂ© de l’eau et de l’assainissement en France » prĂ©sentĂ© au Parlement et au SĂ©nat en mars 2003. Jean-Claude Block, Professeur des UniversitĂ©s, CNRS, UniversitĂ© Henri PoincarĂ© Nancy http://www.senat.fr/rap/l02-215-2/l02-215-21.pdf
  27. ibid
  28. L’ozone ne produit pas de THM mais (en prĂ©sence de bromure) du bromate cancĂ©rigĂšne et se dĂ©compose rapidement. Il ne peut donc pas assurer une dĂ©sinfection continue du rĂ©seau de distribution. Idem pour le dioxyde de chlore, utilisĂ© dans les usines de traitement mais peu efficace dans les rĂ©seaux de distribution.
  29. Un composé organochloré est un composé organique, naturel ou de synthÚse, comportant au moins un atome de chlore. Les THM en font partie. « Ils sont pour la plupart toxiques à trÚs toxiques ou éco-toxiques ; ils sont bioaccumulables et sont facilement stockés dans les graisses. De plus, pour la plupart, ils franchissent facilement les muqueuses pulmonaires, intestinales et les barriÚres cutanées ou placentaires. » (Wikipedia)
  30. https://www.solutionsbio.ch/post/peut-on-avoir-confiance-en-l-eau-du-robinet
  31. Nous ne parlons Ă©videmment pas ici de la mĂȘme vie. Vie microbiologique d’un cĂŽtĂ©, optimisation de la vie biologique de l’organisme de l’autre. https://www.solutionsbio.ch/post/difference-eau-vivante-et-eau-morte
  32. Officiellement, le chlore est trĂšs efficace contre les micro-organismes. Dans les faits, des bactĂ©ries et parasites sont rĂ©sistants au chlore, Ă©galement peu efficace contre les protozoaires (en particulier le Cryptosporidium) et les virus, d’oĂč de nombreuses Ă©pidĂ©mies de gastro-entĂ©rites virales hivernales.
  33. Inversion de l’accusation : dans l’Ă©mission AllĂŽ Docteurs, la filtration (notamment pour enlever le goĂ»t du chlore) Ă©tait prĂ©sentĂ© par le Professeur en pharmacie comme une lubie d’enfants gĂątĂ©s, « un problĂšme de confort de pays riches qui veut de l’eau qui a un bon goĂ»t et pas de l’eau disponible tous les jours pour tous ses besoins. » https://www.solutionsbio.ch/post/pourquoi-filtrer-l-eau-quel-est-l-interet-des-filtres
  34. Davantage que la consommation actuelle d’eau chlorĂ©e oxydante ?
  35. Le conditionnel est de rigueur car je n’ai jamais rĂ©ussi Ă  remonter Ă  la source de ce commentaire

  36. 2e Ă©dition, 1994, p. 24
  37. https://www.eawag.ch/fr/news-agenda/actualites/detail/le-chlore-dans-leau-potable-influence-la-flore-intestinale-des-enfants/
  38. « Nous ne sommes pas en guerre contre les virus », L’Obs N°3029, 27 octobre 2022.
  39. Action 5 : «  Maintenir une concentration minimale en chlore libre de 0,3 mg/l en sortie des réservoirs et viser une concentration de 0,1 mg/l en tout point du réseau de distribution » Respectivement 0,15 mg/L et 0,05 mg/L. pour le dioxyde de chlore
  40. Le plus puissant poison connu Ă  ce jour, gaz neurotoxique. A trĂšs faible dose la toxine botulique est un produit thĂ©rapeutique ou cosmĂ©tique dont le plus cĂ©lĂšbre est le « Botox ». Notons au passage que le chlore pourrait Ă©galement ĂȘtre utilisĂ© par des terroristes, comme le reconnait la brochure Vigipirate  Faire Face Ensemble de DĂ©cembre 2016: « De nombreux produits toxiques sont utilisĂ©s dans l’industrie (le chlore par exemple). Certains d’entre eux ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dĂ©tournĂ©s par des groupes terroristes Ă  des fins de guerre. Ces produits sont susceptibles d’ĂȘtre volontairement libĂ©rĂ©s sur des sites Ă  forte affluence. »  https://www.gouvernement.fr/sites/default/files/risques/pdf/brochure_vigipirate_gp-bd_0.pdf
  41. Ainsi que sur les sites qui ont repris l’information comme par exemple de la directrice gĂ©nĂ©rale du Centre d’information sur l’eau « dont la vocation est d’apporter des connaissances pĂ©dagogiques sur l’eau distribuĂ©e et sur la gestion de l’eau en France » https://www.marillysmace.com/eau-du-robinet/plan-vigipirate-et-protection-de-leau-de-consommation
  42. Voir par exemple https://fr.wikipedia.org/wiki/Dioxyde_de_chlore
  43. https://questions.assemblee-nationale.fr/q12/12-517QOSD.htm
  44. Ibid.
  45. https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/trois-questions-sur-l-ajout-de-chlore-dans-l-eau-du-robinet-pendant-l-epidemie-de-coronavirus_3902359.html
  46. Au-delĂ  de l’ingestion, la principale voie d’exposition au chlore et aux THM est l’absorption cutanĂ©e via la toilette.
  47. De loin le pire systĂšme pour le traitement de l’eau avec du sel en excĂšs et un risque de prolifĂ©ration microbienne au niveau des rĂ©sines Ă©changeuses d’ions.  https://www.solutionsbio.ch/post/adoucisseur-d-eau-sans-sel
  48. A dĂ©faut de filtrer son eau, un pommeau de douche gĂ©othermale – rempli de billes de tourmaline et de germanium – permet de retrouver immĂ©diatement douceur de l’eau et respect de sa peau, sans savon, gel douche ou cosmĂ©tiques. Il en existe Ă  tous les prix et toutes les qualitĂ©s

  49. Naturellement, la solubilitĂ© varie selon la tempĂ©rature. Le chlore est moins soluble dans l’eau froide que dans l’eau chaude et se transforme alors en gaz qui est Ă©vacuĂ© dans l’atmosphĂšre du rĂ©frigĂ©rateur.
  50. Etude de l’Ă©quipe du Professeur Alfred Bernard Ă  l’UniversitĂ© de Louvain publiĂ©e dans l’European Respiratory Journal en 2010, concernant 430 enfants ĂągĂ©s en moyenne de 5-6 ans.
  51. Publié dans Pediatrics, sur 847 adolescents de 13 à 18 ans. https://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/prudence-avec-les-bebes-nageurs-23-05-2011-1334019_57.php
  52. Equipe de chercheurs de Lille 2, étude publiée dans la revue Journal of Allergy and Clinical Immunology en Décembre 2011 : https://www.jacionline.org/article/S0091-6749%2811%2901797-0/fulltext
  53. https://www.wikistrike.com/article-eau-et-chlore-un-melange-qui-fait-tousser-98302286.html
  54. « Actuellement, ceux autorisĂ©s en France pour la dĂ©sinfection des piscines publiques sont le chlore (le plus communĂ©ment employĂ©), l’acide isocyanurique et ses dĂ©rivĂ©s et l’ozone. Le brome et le chlorhydrate de polyhexamĂ©thylĂšne biguanide (PHMB) dont l’utilisation en France n’a Ă©tĂ© que marginale, ne sont plus autorisĂ©s pour cet usage. En pratique, la substitution du chlore par un autre composĂ© bactĂ©ricide tout aussi efficace et bon marchĂ© n’a, Ă  ce jour, pas abouti » selon le rapport de l’INRS de 2013 :file:///C:/Users/Les%208/Downloads/tr55.pdf
  55. http://greeqs.free.fr/siteeqs/eau/megasom/fs-c-01-518.htm
  56. HĂ©tĂ©rotrophes, nous ne sommes pas en mesure d’assimiler les minĂ©raux inorganiques des eaux, qui doivent donc ĂȘtre Ă©liminĂ©s (via un surtravail des reins) et devraient ainsi ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme des polluants. Sur cet autre scandale et autre sujet, voir : https://www.solutionsbio.ch/post/quelle-est-la-meilleure-eau-minerale
  57. https://www.solutionsbio.ch/post/la-bioelectronique-de-vincent-bev
  58. Si l’Union internationale de chimie pure et appliquĂ©e indique que le mot « proton » ne devrait pas ĂȘtre utilisĂ© pour dĂ©signer H+, c’est ce qui se passe le plus souvent en chimie et biochimie, dans la mesure oĂč un atome d’hydrogĂšne privĂ© de son unique Ă©lectron se rĂ©sume Ă  un proton
  59. Le calcul du rH2 requiert le potentiel redox (E) selon la formule rH2 = (33,3 × E) + 2pH ou rH2 = (33,8 × E) + 2pH selon la formule de Joseph Országh pour une eau à 25 °C.
  60. J’avais en 2013 obtenu d’un technicien de GenĂšve le niveau du potentiel redox (E) : 761 mV en moyenne, soit 0,761 volt. Connaissant le pH de 8, j’avais alors pu calculer un rH2 de 41,34 pour une Ă©chelle allant au maximum Ă  42 : une eau excessivement oxydĂ©e donc !
  61. La RĂ©gie m’a rĂ©pondu qu’elle n’Ă©tait pas compĂ©tente et se bornait Ă  suivre la rĂ©glementation. Suite Ă  mon dernier courrier en octobre 2022, le Directeur GĂ©nĂ©ral de la RĂ©gie et Ă  Madame la Maire de GenĂšve m’ont fait comprendre qu’ils ne souhaitaient pas en savoir davantage

  62. Chaque type de micro-organisme (virus, bactérie, champignon) se développe à une valeur donnée du pH et du rH2. La plupart des bactéries responsables de maladies infectieuses se développent en milieu basique et réducteur. Les virus préfÚrent quant à eux les milieux basiques et oxydés.
  63. https://www.solutionsbio.ch/post/quelle-est-la-vraie-qualite-de-l-eau-de-geneve
  64. En l’occurrence au dioxyde de carbone CO2, cĂ©lĂšbre gaz Ă  effet de serre. https://www.solutionsbio.ch/post/l-eau-gazeuse-est-elle-mauvaise-pour-la-sante-quelle-est-la-meilleure-eau-petillante
  65. https://www.solutionsbio.ch/post/comment-boire-suffisamment-d-eau
  66. Environ 70% en volume
  67. La diffĂ©rence de perception est flagrante lorsque l’on se retrouve, en pleine nature, face Ă  une eau de source rĂ©putĂ©e : l’organisme en demande alors immĂ©diatement un second verre, voire un troisiĂšme !  Ces eaux de source sont la rĂ©fĂ©rence qualitative et prĂ©sentent des caractĂ©ristiques Ă©nergĂ©tiques remarquables : faiblement minĂ©ralisĂ©es, lĂ©gĂšrement acides et rĂ©ductrices.
  68. http://www.sdesr.ch/documents/DER_JT2013_Kaiser_Zurich.pdf
  69. https://www.la-croix.com/Ethique/Sciences-Ethique/Sciences/En-Allemagne-l-eau-coule-de-source-_NG_-2008-11-17-680340
  70. Voir le livre PlongĂ©e en eau trouble de Thierry Gadault (Paris, Ă©d. Michalon, 2018) oĂč l’on apprend notamment que sur les 20 000 ingĂ©nieurs employĂ©s dans les collectivitĂ©s territoriales, moins de 5 000 auraient vĂ©ritablement suivi une formation d’ingĂ©nieur et seraient diplĂŽmĂ©s. Et de citer l’exemple de cet ingĂ©nieur en chef qui n’avait au dĂ©part qu’un diplĂŽme de moniteur de sport
 mais se trouvait ĂȘtre le fils d’un prĂ©sident de conseil gĂ©nĂ©ral dans le sud de la France !
  71. https://www.eauxdegrenoblealpes.fr/50-la-qualite-de-l-eau.htm
  72. https://www.sedif.com/nousconnaitre/notreaction/versuneeaupure
  73. Commission d’enquĂȘte relative Ă  la mainmise sur la ressource en eau par les intĂ©rĂȘts privĂ©s et ses consĂ©quences. Il y a en effet de quoi faire
 mais il reste curieux de viser ainsi une RĂ©gie au prĂ©texte qu’elle souhaite amĂ©liorer significativement la qualitĂ© de l’eau pour ses usagers. https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/rapports/ceeau/l15b4376_rapport-enquete#
  74. https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/comptes-rendus/ceeau/l15ceeau2021036_compte-rendu#
  75. L’eau parfaite – notĂ©e 20/20 dans mon livre – serait une eau de source naturelle (sans plastique donc), non polluĂ©e, faiblement minĂ©ralisĂ©e  (moins de 50 mg/L.), riche en protons (pH < 7) et en Ă©lectrons (rH2 < 28).
  76. Taux de pesticides autorisĂ© multipliĂ© par 5 (depuis 2011), taux de nitrates multipliĂ© par 20 (depuis 1920), plus aucune limite de minĂ©ralitĂ©…
  77. Le 30 septembre 2022, l’ANSES reconsidĂ©rait le statut des deux molĂ©cules incriminĂ©es (l’ESA-mĂ©tolachlore et le NOA-mĂ©tolachlore) pour les classer “non pertinents” pour la santĂ© humaine. La tolĂ©rance dans l’eau de boisson passe ainsi de 0,1 Ă  0,9 microgrammes par litre… et 20% de français peuvent Ă  nouveau boire une eau potable !
  78. L’Europe a dĂ©nombrĂ© 110 000 molĂ©cules correspondant Ă  des micropolluants

  79. « Nous ne sommes pas en guerre contre les virus », L’Obs N°3029, 27 octobre 2022.
  80. Voir mon ouvrage Les sens du Tao, Ed. Entrelacs, 2016  https://www.lemendiant.fr/frame_tao.htm
  81. Philippe Kourilsky, Le Jeu du hasard et de la complexitĂ© : La nouvelle science de l’immunologie, Odile Jacob, 2014
  82. Il n’en va pas de mĂȘme dans les autres groupes d’Ăąge et les chercheurs en concluent que « l’eau chlorĂ©e n’oriente pas le dĂ©veloppement de la flore intestinale dans une direction indĂ©sirable. »  MĂȘme Ă  long terme ?  MĂȘme en combinaison avec d’autres biocides ?  D’autres Ă©tudes seraient Ă©videmment les bienvenues

  83. Il aurait mĂȘme ajoutĂ© : « C’est Claude qui a raison », en parlant de Claude Bernard (Dr Éric Ancelet, Pour en finir avec Pasteur, FerriĂšres, Ă©d. Marco Pietteur, 1999).
  84. TirĂ©s de son article Le chlore et l’irradiation UV : http://eautarcie.org/03e.html
  85. Exemple avec les tests du magazine Que choisir en mai 2010: « En fin de compte, les rĂ©sultats sont dĂ©sastreux pour l’eau filtrĂ©e. ». Le test concernait les carafes filtrantes. Les filtres plus haut de gamme n’ont Ă  ma connaissance jamais Ă©tĂ© sĂ©rieusement testĂ©s. Exemple encore avec l’Ă©mission A Bon Entendeur (ABE) de la TSR du 15 mars 2016 “Eau du robinet: faut-il la filtrer en carafe ?”, avec 29 Ă©loges de l’eau du robinet en une demi-heure de programme, manipulations d’une Ɠnologue en prime ! https://www.lemieuxetre.ch/eau/frame_eau_histoires_manipulations.htm
  86. Il s’en vendrait en France 5 500 par jour !
  87. Au risque sinon d’un relarguage massif des polluants. Certaines marques relarguent Ă©galement du sodium (sel) ou rendent l’eau plus alcaline. Les filtres Ă  charbon actif frittĂ© ou en bloc, de plus grande capacitĂ©, sur ou sous Ă©vier, sont de fait plus recommandables, le nec plus ultra de la filtration sur un point d’eau unique restant l’osmose inverse. https://www.solutionsbio.ch/post/quels-sont-les-meilleurs-filtres-a-eau
  88. Ceci est possible avec les carafes filtrantes, pas avec les gros réservoirs des fontaines à eau
 https://www.solutionsbio.ch/post/les-meilleures-fontaines-a-eau-et-les-plus-dangereuses
  89. EstimĂ©es Ă  0,3-0,5 nanomĂštre, soit 0,3-0,5 milliardiĂšme de mĂštre, 100 trillions de molĂ©cules d’eau (1020) tiennent dans une seule goutte d’eau !
  90. Le toxicologiste Vyvyan a calculĂ© qu’il faudrait 166 millions d’expĂ©riences diffĂ©rentes pour tester les 1 000 produits chimiques les plus courants par combinaisons uniques de trois. Toute personne prenant plus de 3 mĂ©dicaments Ă  la fois est ainsi en zone d’ombre et potentiellement Ă  risque.
  91. Alternativement de lire le livre du Professeur Marc Henry, l’Eau et la physique quantique (Ed. Dangles, 2016)
  92. https://www.solutionsbio.ch/post/dynamiser-l-eau
  93. http://eautarcie.org/03d.html  « L’eau biocompatible est une notion qui a Ă©tĂ© lancĂ©e par Joseph OrszĂĄgh en 1995 sur la base des critĂšres de la BioĂ©lectronique Vincent. C’est une eau potable rĂ©pondant Ă  d’autres critĂšres que l’eau lĂ©galement potable, et dont la consommation prolongĂ©e ne peut en principe porter de prĂ©judice Ă  la santĂ©. Une eau biocompatible n’est jamais obtenue par dĂ©sinfection chimique. Elle est faiblement minĂ©ralisĂ©e, lĂ©gĂšrement acide et possĂšde un caractĂšre redox indiffĂ©rent ou lĂ©gĂšrement rĂ©ducteur, jamais oxydant (par rapport Ă  l’eau chimiquement pure). »
  94. https://www.solutionsbio.ch/post/quelle-est-l-eau-la-plus-pure
  95. https://www.solutionsbio.ch/post/8-bonnes-raisons-pour-dire-non-aux-bouteilles-en-plastique
  96. En tout cas en thĂ©orie : « Le droit Ă  l’eau est aujourd’hui bafouĂ© dans notre pays. En France hexagonale, 1,4 million de personnes n’ont pas accĂšs Ă  des services d’alimentation domestique en eau potable gĂ©rĂ©s en toute sĂ©curitĂ©. [
] Plus de 300 000 personnes en France n’ont pas accĂšs Ă  l’eau courante. » (Rapport fait au nom de la Commission d’EnquĂȘte relative Ă  la mainmise sur la ressource en eau par les intĂ©rĂȘts privĂ©s et ses consĂ©quences, 15 juillet 2021)
  97. L’Ă©cologie – du grec oikos (« maison, habitat ») et logos (« discours ») – est la science des conditions d’existence dans un environnement donné  Non pas tant les Ă©conomies d’Ă©nergie (du systĂšme) que la prĂ©servation de l’Ă©nergie des citoyens… ce qui passe par le respect des fondamentaux dont naturellement une eau et donc une hydratation de qualitĂ© !
  98. BenoĂźt Saint Girons, La qualitĂ© de l’eau, les solutions pour une eau au naturel, sans plastique et sans risques, Ed. MĂ©dicis, 2020 https://www.lemendiant.fr/frame_qualitedeleau.htm

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💧 Et si le chlore Ă©tait le principal polluant de l’eau ?